Marcher l’Optimisme : quand chaque pas remet le cœur et l’esprit en mouvement

Dimanche 26 avril, nous nous sommes retrouvé·es pour une nouvelle « Marche de l’Optimisme », avec une idée simple : remettre du mouvement dans nos jambes… et de la lumière dans nos pensées.
Au fil des kilomètres, les sourires se sont installés, les discussions ont fleuri et l’on a senti cette petite bascule intérieure : moins de stress, plus de légèreté, et cette sensation d’être relié·es aux autres.

Nous n’avons ni battu des records ni cherché la performance : nous avons surtout marché pour le plaisir d’être ensemble, de respirer, de regarder autour de nous, et de nous rappeler que l’optimisme se cultive aussi… à hauteur de baskets.

La marche, une alliée du corps

La marche est souvent présentée comme « le sport le plus simple du monde », mais ses effets sur le corps sont loin d’être simplistes.
Pratiquée régulièrement, elle :

  • Stimule le cœur et la circulation, ce qui contribue à protéger notre système cardiovasculaire.

  • Active en douceur le métabolisme, et à partir d’environ 30 minutes, le corps commence à puiser dans ses réserves, ce qui peut aider à réguler le poids.

  • Améliore la respiration, en nous apprenant à mieux utiliser notre souffle et à oxygéner tout l’organisme.

  • Renforce les muscles et les articulations, et soutient la posture lorsque l’on marche de façon régulière et adaptée.

Même une marche modérée, mais répétée, a un effet d’« entretien » : elle aide à maintenir la mobilité, l’équilibre, la tonicité, sans pour autant demander une condition physique de sportif.
En clair : notre marche de l’optimisme n’était pas qu’une jolie balade symbolique, elle faisait aussi du bien à chaque cellule de notre corps.

Ma marche à moi : convalescente, mais en mouvement

Je ne vais pas te le cacher : pour moi, cette Marche de l’Optimisme avait une saveur toute particulière.
Je suis en convalescence après un traitement contre le cancer, et je ressens plus que jamais ce besoin de me détoxifier, de remettre mon corps en mouvement, doucement mais sûrement.

Arrivée au bout des 7 km, j’étais littéralement épuisée, « morte de fatigue », mais aussi incroyablement fière de moi.
Ce jour-là, je n’ai pas juste animé une marche, j’ai surtout fait un pas de plus sur mon propre chemin de guérison, pas après pas, respiration après respiration.

Quand le mental respire au rythme des pas

Ce que les participants nous ont le plus confié, ce n’est pas « j’ai fait du sport », mais plutôt « je me sens plus détendu·e, plus clair·e dans ma tête ».
La marche a un impact direct sur notre santé mentale :

  • Elle réduit le stress en aidant le corps à relâcher les tensions du dos, de la nuque, des épaules, et ce relâchement physique entraîne un apaisement psychique.

  • Elle stimule la sécrétion d’endorphines, ces hormones qui améliorent l’humeur et donnent cette impression de calme joyeux après l’effort.

  • Elle accueille nos ruminations : en marchant, les idées se remettent en ordre, les problèmes paraissent moins énormes, la créativité se réveille.

Au fil des pas, la marche « calme » le cerveau et clarifie les pensées.
Pendant notre Marche de l’Optimisme, on a vu ce mouvement intérieur se faire dans les regards, les postures et les échanges : plus la marche avançait, plus les visages semblaient ouverts et disponibles.

Merci Isabelle… et les petites rues de Toulouse

Je veux dire un grand merci à Isabelle Coulomb, qui a préparé un parcours à la fois beau, doux et intelligent.
Entre rues et parcs, elle a réussi à nous faire marcher sans souffrir du soleil, en alternant ombre et lumière, ce qui rend l’effort bien plus agréable, surtout quand on est encore fragile physiquement.

Ce fut aussi un chouette moyen de redécouvrir notre ville autrement : ces petites rues que l’on survole d’habitude en voiture ont pris une autre dimension, à hauteur de pas.
Marcher en ville permet de se réapproprier son territoire, de regarder vraiment les façades, les arbres, les vitrines, comme si l’on rencontrait sa propre ville pour la première fois.

Pour prolonger cette découverte, je t’invite à lire l’article d’Isabelle « Conseils pour marcher – 1ère partie » sur son blog Le Sens de la Marche :
ICI
Tu y trouveras des conseils très concrets pour prendre soin de tes pieds, de ta posture et de ton plaisir de marcher.

Une osmose de groupe qui donne de la force

Ce qui m’a profondément touchée, c’est l’osmose du groupe.
Nous ne nous connaissions pas forcément tous, et pourtant, très vite, nous avons trouvé une cadence homogène, veillant à ne perdre personne… ou presque !

Quand on est convalescent·e, on peut avoir peur de ralentir les autres, de « freiner » le groupe.
Là, j’ai ressenti l’inverse : un collectif bienveillant, à l’écoute, où chacun ajustait son pas à celui des autres, comme une métaphore vivante de l’optimisme en action.

La marche devient alors une métaphore : avancer ensemble, dans la même direction, avec la liberté de son propre pas, voilà une belle image de ce que peut être une société plus optimiste.

Marcher, oui… mais en conscience

Pour profiter pleinement des bienfaits de la marche, la manière de marcher compte presque autant que le nombre de kilomètres.
C’est là qu’intervient tout le travail d’accompagnement autour de la marche consciente, auquel contribue notamment Isabelle Coulomb.

Elle rappelle par exemple l’importance de :

  • Prendre le temps de s’installer dans sa marche : sentir la plante du pied, le déroulé pas à pas, la manière dont le corps s’aligne.

  • Ajuster son allure pour qu’elle soit à la fois vivifiante et respectueuse de ses capacités, sans forcer ni se juger.

  • Être attentif à sa respiration, à la qualité de l’air, au paysage, aux sons, aux odeurs, pour transformer une simple sortie en véritable expérience sensorielle.

Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, l’article d’Isabelle « Conseils pour marcher – 1ère partie » est une belle porte d’entrée.

Et la suite à Toulouse : pique-nique et rencontres

Notre Marche de l’Optimisme de ce dimanche n’était qu’un point de départ, ou, pour certains, une belle étape sur leur chemin personnel.
L’idée n’est pas seulement de se retrouver une fois par an, mais d’inviter chacun à faire de la marche un rendez-vous régulier avec soi-même et avec la vie.

Parce que cette énergie de groupe donne envie de continuer, le prochain événement toulousain sera un pique-nique-rencontre, avec des jeux pour oser se rencontrer autrement.
L’idée est simple : prolonger l’esprit de la marche, mais cette fois assis sur l’herbe, autour de paniers partagés, de rires, de jeux, pour créer du lien dans la légèreté et la joie.

Nous continuerons ainsi à faire souffler un vent d’optimisme sur la ville, pas à pas, rencontre après rencontre, en prenant soin du corps, du cœur et de l’esprit.
Et, pour ma part, chaque nouvelle activité sera un jalon de plus sur ce chemin de convalescence active, où l’on réapprend à habiter son corps avec douceur et confiance.

Ysabelle-Rose Mouchigam, pour La ligue des Optimistes de France.