Dans un monde traversé par les tensions, les menaces et l’incertitude, comment continuer à croire en la vie sans tomber dans le déni ?
À travers l’épreuve intime du cancer, j’ai découvert une autre façon de résister : en cultivant un optimisme lucide, ancré dans le réel.
Ce texte est une invitation à reprendre du pouvoir là où il nous reste toujours un espace de choix : notre intérieur.
Je viens de mener une guerre.
Une guerre violente et intérieure.
Une guerre silencieuse. Invisible. Intime.
Une guerre que l’on appelle cancer.
Une guerre que tu n’as pas le droit de perdre.
Une guerre qui surgit sans prévenir, dans ton propre corps, et bouleverse tout.
Le rapport au temps, à la vie, à la mort.
Le rapport à soi, aux autres, à l’essentiel.
C’est une guerre où l’on ne choisit ni le terrain, ni les règles, ni le moment.
Quand le monde s’embrase
Depuis quelques semaines, j’entends parler de tensions mondiales, de conflits qui s’intensifient, de menaces à grande échelle.
Et il y a cette petite phrase qui monte, presque malgré moi :
« What else ? »
Ce n’est pas du cynisme, ni du détachement, encore moins du déni.
C’est le regard de quelqu’un qui a déjà traversé l’effondrement intérieur.
Quelqu’un qui sait, profondément, que tout peut basculer sans prévenir…
et qui choisit, malgré tout, de rester debout.
L’impuissance, cette peur qui ronge
Beaucoup de gens ont peur de la maladie, de la guerre, de l’avenir, de perdre ce qu’ils ont construit.
Cette peur est légitime, humaine, même salutaire.
Mais le pire, c’est le sentiment d’impuissance.
Il devient une forme d’angoisse silencieuse.
Il s’infiltre, s’installe, nous fait anticiper le pire.
Il nous déconnecte de nous-mêmes, de notre ancrage.
Pourtant, il reste un lieu où notre pouvoir demeure : notre intérieur.
Ce que la maladie m’a appris
Durant ma traversée du cancer, j’ai dû accepter que je ne contrôlais rien :
ni les résultats, ni les réactions de mon corps, ni le rythme du traitement.
Mais au cœur de cette tempête, j’ai découvert un espace.
Minuscule au début. Presque imperceptible.
Un espace où je pouvais choisir.
Choisir de respirer plutôt que paniquer.
Me recentrer plutôt que m’égarer dans les scénarios du pire.
Parce que vibrer la peur en continu, c’est lui donner de la place,
et lui permettre de prendre plus de pouvoir que nécessaire.
La peur ne disparaît pas quand on la nie,
mais elle ne s’apaise que lorsqu’on cesse de la nourrir.
Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à découvrir ce que la science dit des bénéfices de l’optimisme :
« Les 3 bénéfices de l’optimisme d’après la science » :https://www.lapsychologiepositive.fr/
L’optimisme : une force lucide
Aujourd’hui, quand les discours deviennent plus lourds, plus alarmants, je décide de penser autrement :
je refuse de subir ce climat.
Pas par inconscience.
Pas par fuite ou déni.
Mais par lucidité.
J’ai appris que la peur enferme,
alors que l’optimisme libère.
L’optimisme, on ne le dira jamais assez, ce n’est pas “voir le verre à moitié plein”.
C’est refuser que le vide devienne notre seule perspective.
C’est accueillir le réel sans se laisser submerger.
C’est garder, au fond de soi,
un espace de confiance.
Choisir la vie, toujours
Je ne sais pas de quoi demain sera fait.
Mais je sais que la vie se joue dans la manière dont on choisit de la vivre intérieurement.
Le monde peut parler de guerre.
Moi, je choisis de cultiver mon optimisme,
comme une posture, une résistance, une façon de rester debout.
L’optimisme, c’est ce mouvement inexplicable par lequel, quelque part en nous,
un cœur d’enfant continue de croire en l’espoir, d’accueillir l’amour et de reconnaître la beauté de la vie.
Ysabelle-Rose Mouchigan, pour La Ligue des optimistes de France
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Merci Ysabelle-Rose pour ce témoignage. Je crois que nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous pouvons changer notre monde et celui de ceux qui nous entoure, et tu l’exprimes très bien
Merci Carole, le meilleur est devant nous !
Merci Ysabelle-Rose pour ton touchant message. C’est un exercice de tous les jours de penser à regarder ce qui est beau, ce sur quoi on a la main pour agir.
Merci, oui une belle prière quotidienne 😊🌹
Merci pour cet espoir, cette confiance dans l avenir et le regard porté sur le présent.
Merci pour cette
Leçon d optimisme dans le chaos du monde d aujourd’hui.
Merci pour vos paroles si bénéfiques.
Merci à vous, « bénéfiques » quelle jolie mot chargé d’amour.
merci pour ce message d’espoir le plus reste à venir
le plus beau reste à venir
Merci 😊🌹oui à nous de l’accueillir
Gardons effectivement notre lucidité, rempart à toutes difficultés. Merci Ysabelle-Rose !
« L’optimisme , c’est comme les essuie-glaces, ça n’arrête pas la pluie , mais ça permet de continuer »
Oh, je n’avais pas vu passer cet article ! Merci énormément, Ysabelle-Rose, pour ces mots si positifs, émouvants et apaisants. 🙏🥰